Le site agricole de Wassande situé à une centaine de kilomètres de la ville Ngaoundere, dans la région de l’Adamaoua, a reçu la visite des membres du Conseil d’administration de l’IRAD ce 11 septembre 2025. Sous la conduite du président, le Pr. NNANGA NGA, ils ont effectué une descente sur le terrain pour s’assurer des 180 hectares de semences de base de blé en germination depuis 26 jours.

L’IRAD compte s’appuyer sur cette production pour renforcer la filière, sur une superficie de 1 000 hectares et contribuer ainsi à l’implémentation de la politique d’import-substitution prônée par le chef de l’Etat.
Selon le directeur général, Dr Noé WOIN, l’Adamaoua se révèle comme le grenier du Cameroun. Les données de l’Institut montrent en effet que 95% des spéculations du pays offrent leur meilleur rendement dans cette région. Les membres du Conseil d’administration ont également parcouru les champs semenciers de maïs, soja, et manioc mis en place par l’IRAD dans les localités de Mbang-Mboum et Wakwa.

Ils ont par ailleurs réceptionné des équipements agricoles (tracteurs) flambant neufs récemment acquis par l’IRAD, dans le cadre de la subvention spécialement instruite par le président de la République, Son Excellence Paul BIYA, pour le développement de la production et de la transformation de blé au Cameroun.

Réactions
Dr Noé WOIN, directeur général de l’Irad.
« L’Adamaoua est la zone idéale de multiplication de semences »

Nous avons déjà travaillé environ 200 hectares où ont été semés du blé, du soja. Nous parvenons à avoir 6 à 7 tonnes par hectare, et en culture finale, on est à 3 tonnes, soit 100 kg par hectare. Les pôles de multiplication de semences à grande échelle seront à Wassandé et à Garoua, pour ensuite déployer à l’Ouest et au Nord-Ouest.
Le Minader nous a demandé d’essayer de cibler les parcelles adaptées aux différentes spéculations. Depuis les cinq dernières années, les expériences que l’IRAD a connues dans l’Adamaoua prouvent que plus de 95% des cultures et spéculations agricoles du Cameroun produisent bien dans cette région. Et à cause des problèmes d’insécurité que nous rencontrons au Nord-Ouest et au Sud-Ouest, depuis les quatre à cinq dernières années, l’essentiel des semences de base a eu des répercussions dans l’Adamaoua pour ravitailler d’autres régions. Cette année, toutes les variétés de maïs qui produisent bien au Nord-Ouest dans la zone de basse altitude ont été fournies à partir de Wassande et Wakwa. L’Adamaoua, c’est la zone idéale de multiplication de semences.
Pr NNANGA NGA, PCA de l’IRAD
« Une visite pour se rendre compte de l’import-substitution »

Vous savez que le Cameroun est dans la Stratégie nationale de développement, la SND-30, 2020-2030, et c’est une stratégie du président de la République, son Excellence Paul Biya. Pour être précis, nous sommes en train de faire une visite pour se rendre compte de l’import-substitution. Nous sommes venus avec toute l’administration, les administrateurs, pour voir si c’est vraiment effectif à l’IRAD. Et nous avons constaté cette effectivité. Nous avons visité les champs et nous nous sommes rendus compte que nous sommes dans la réalité.
Actuellement, nous sommes à 180 hectares de blé et les autres constituent encore de petites parcelles, notamment le soja. Nous sommes en train de travailler et je pense que nous allons arriver à 200-250 hectares. Pour produire les semences, il faut toute une procédure. En réalité, l’IRAD, qui est un institut de recherche, doit faire ce qu’on appelle une unité de production, c’est-à-dire nous devons démontrer que ça peut être fait dans les normes requises. Il ne faut pas seulement produire la matière première, nous devons aussi la transformer.

